Le premier usage de l'impression 3D a été le prototypage, avant de se diversifier vers d'autres usages, notamment chez les particuliers. Aujourd'hui encore, le prototypage reste son application principale en entreprise. Pourquoi ce choix tient-il la route face aux méthodes traditionnelles comme le moulage ?
Un gain financier
Un moule ne se rentabilise qu'à partir de milliers de pièces fabriquées et vendues. L'utiliser pour un prototype, qui sera souvent retravaillé donc remoulé, revient à doubler ce budget, dans le meilleur des cas. Une imprimante 3D représente elle aussi un investissement, mais elle sert ensuite à un nombre illimité de formes différentes.
Les matériaux d'impression sont également plus économiques dans ce contexte : la fabrication additive ne génère que peu de perte de matière, contrairement à un usinage soustractif. Le coût se limite à la matière du prototype lui-même, souvent du PLA, moins cher que le matériau final visé, et il est possible de n'imprimer qu'une portion de la pièce si c'est suffisant pour le test.
Un gain de temps
Pas de moule à fabriquer, possibilité de n'imprimer que la partie utile au test, et aucune main-d'œuvre requise pendant l'impression elle-même : la mise en place est plus rapide qu'avec la majorité des procédés de fabrication traditionnels.
En résumé
C'est ce qui explique le choix de l'impression 3D par les entreprises pour leurs prototypes. Un particulier peut tout à fait s'en servir de la même façon : tester sa conception, l'ajuster, avant d'imprimer la version finale et de lui faire subir d'éventuels traitements.
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