Le filament soluble paraît idéal pour s'affranchir des contraintes de support en impression 3D. Dans les faits, c'est plus nuancé.

Un coût qui pèse sur la pièce

Le filament soluble coûte cher, et son usage comme support augmente sensiblement le prix de la pièce finale, ce qui réduit d'autant l'avantage économique de l'impression 3D.

Un impact environnemental réel

Les filaments type HIPS ou PVA sont polluants à produire. Les associer à du PLA, matériau plus respectueux de l'environnement, est un contresens. Une fois dissous, ils libèrent une eau chargée de résidus qu'il faut ensuite traiter comme un déchet.

Non recyclable

Une fois dissous dans l'eau, le filament soluble ne peut plus être recyclé, contrairement aux autres filaments sur lesquels de plus en plus de solutions de recyclage existent. C'est, par nature, un matériau à usage unique.

Des alternatives à envisager d'abord

Avant de recourir au filament soluble, il vaut mieux évaluer si la pièce peut être conçue sans support, ou si un support imprimé dans le même filament que la pièce peut suffire. Avec un bon logiciel et une bonne maîtrise du gcode, ce type de support peut se détacher proprement.

Pour certaines géométries, ça ne suffit pas : le support soluble reste alors nécessaire, mais on peut en limiter l'usage en le combinant avec le filament principal plutôt qu'en s'y reposer entièrement.