Leader de la bio-impression, 3D Systems a fait l'acquisition de Volumetric Biotechnologies pour 400 millions de dollars. Cette opération vise à renforcer les capacités de l'entreprise américaine dans le développement d'organes humains destinés à la transplantation. Volumetric avait déjà été citée dans des publications comme Forbes, Scientific American ou Fortune.

Faciliter la transplantation d'organes

3D Systems ambitionne de répondre aux difficultés de transplantation d'organes en s'appuyant sur l'impression 3D. « Au-delà de la transplantation d'organes, imaginez la possibilité de créer des tissus de substitution pour des patients ayant subi un traumatisme, ou de meilleurs tissus pour la reconstruction mammaire après un cancer », a déclaré Jeffrey Graves, PDG de 3D Systems.

Volumetric, une expertise en bio-impression

Cofondée en 2018 par les ingénieurs biologistes Jordan Miller et Bagrat Grigoryan, Volumetric Biotechnologies menait des recherches sur la création d'organes humains par bio-impression, portant à la fois sur le développement cellulaire et sur les matériels et procédés de culture. Avant le rachat, l'équipe du Dr Miller travaillait déjà sur la fabrication d'un foie humain. Il a depuis été nommé à la tête de la branche de médecine régénérative de 3D Systems, dont la mission portera d'abord sur le développement d'un poumon humain. « En travaillant ensemble, nous espérons accélérer ces efforts et les étendre à d'autres organes », a indiqué le Dr Miller.

Le procédé Print to Perfusion

Cette acquisition doit renforcer le processus Print to Perfusion, développé avec United Therapeutics : un support imprimé en 3D dont l'épaisseur des parois se compte en microns, doté de cavités destinées à accueillir des cellules de culture et conçu pour favoriser leur développement et leur vascularisation. 3D Systems poursuit ces recherches, en s'appuyant également sur ses partenariats avec Collplant et Antleron, deux autres acteurs de la médecine régénérative, dans l'objectif de proposer à terme des organes fonctionnels avec un risque de rejet réduit après transplantation.