Bill Gates consacre une large part de son temps et de ses ressources aux problématiques des pays en développement, avec la technologie comme fil conducteur, et l'impression 3D y occupe une place croissante.

Des solutions pour les pays du Sud

Gates a financé des recherches sur des toilettes capables de traiter les déchets et l'eau de façon autonome, sans infrastructure de traitement commune. Il voit dans l'impression 3D un moyen d'accélérer le développement de ces pays en évitant la duplication d'efforts. En 2018, Melinda Gates a lancé une commission internationale dédiée à de nouveaux programmes technologiques dans les pays en développement, centrés notamment sur l'impression 3D et la robotique.

Capture du carbone et énergie nucléaire

Convaincu dès le début des années 2000 que l'énergie propre seule ne suffirait pas à contenir les émissions de carbone, Gates a financé Carbon Engineering, une entreprise de capture directe de l'air fondée en 2009 et capable d'extraire une tonne de CO2 par jour. Les chercheurs du Oak Ridge National Laboratory (ORNL) ont depuis développé un dispositif de refroidissement imprimé en 3D pour les colonnes de capture d'air, afin d'en améliorer l'efficacité. Gates a également soutenu TerraPower, qui développe de petites centrales nucléaires fonctionnant à l'uranium faiblement enrichi, jugé plus sûr. Sur ce terrain aussi, l'ORNL a franchi une étape en imprimant en 3D un réacteur à cœur entier : une technique qui pourrait, si elle est mise à l'échelle, ouvrir un nouveau champ d'application à l'impression 3D.

Un intérêt marqué pour l'éducation

Gates, qui a quitté l'université pour se consacrer à ses projets, place l'éducation parmi ses priorités, avec un intérêt particulier pour l'enseignement des nouvelles technologies comme l'impression 3D, qu'il considère utile pour préparer les élèves à la vie après le lycée.