Se loger reste un besoin primaire face auquel les autorités cherchent des solutions de construction rapide et abordable. La fabrication additive appliquée au bâtiment, via l'impression 3D béton, fait partie des pistes explorées pour répondre à cet enjeu.
Construire plus vite, avec moins de personnel
Un logement de type studio pourrait être construit en 24 heures à 3 jours par impression 3D, contre un minimum de trois semaines en construction traditionnelle avec quatre fois plus de personnel. Une approche qui pourrait s'avérer utile en contexte de reconstruction d'urgence, après une catastrophe naturelle par exemple. Ce mode de construction nécessitant en moyenne quatre fois moins de main-d'œuvre, plusieurs logements pourraient être lancés en parallèle avec la même équipe.
Des économies sur les matériaux et la main-d'œuvre
Les matériaux utilisables en impression 3D béton sont variés (mousse expansive, bioplastique, béton), ce qui laisse le choix de solutions plus économiques ou plus écologiques. L'achat en grande quantité et l'impression à la demande limitent par ailleurs les pertes de matière. Selon France 2, certains investisseurs anticipent un gain de 10 à 20 % sur le coût de ces nouveaux logements, notamment grâce à la réduction du besoin en main-d'œuvre.
Une plus grande liberté de conception
La conception assistée par ordinateur permet de s'affranchir de certaines contraintes des modes de construction classiques : formes courbes, agencement optimisé, isolation travaillée sur mesure. Les futurs habitants peuvent également être associés à la conception pour que le logement corresponde davantage à leurs besoins. Si les projets se multiplient, notamment en Afrique où une école a été construite en moins de 18 heures au Malawi, plusieurs interrogations sur la durabilité de ces constructions restent encore à lever.
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