MatterHackers, l'un des plus grands fournisseurs américains de matériel d'impression 3D, a annoncé avoir décroché un contrat auprès de l'US Navy, que l'entreprise qualifie de « plus gros contrat militaire jamais attribué dans le domaine de l'impression 3D ». Il s'agit d'un accord de type IDIQ (indefinite delivery, indefinite quantity), d'une valeur de 5 millions de dollars, portant sur la fourniture de biens et de services sur une période de 5 ans.

Fourniture de matériel et formation du personnel

MatterHackers fournira notamment une soixante-quinzaine d'unités de création 3D, dont des imprimantes Ultimaker S5. Son partenaire Building Momentum interviendra pour la formation du personnel de l'US Navy à ces équipements.

Un intérêt croissant de l'armée pour l'impression 3D

L'usage de l'impression 3D par les armées et administrations n'est pas nouveau : l'US Air Force y a eu recours pour fabriquer des sièges de toilettes destinés à un avion-cargo dont la production était arrêtée, l'armée de l'air sud-coréenne a intégré l'imprimante Grand Teton dans l'entretien de ses F-15, et l'armée de l'air néerlandaise a signé un contrat avec Ultimaker pour sa section de développement et d'entretien.

L'intérêt pour cette technologie tient à sa rentabilité : dans le cas de l'US Air Force, un siège de toilettes du Lockheed C-5 Galaxy, dont l'achat revient normalement à 10 000 dollars, ne coûte que 300 dollars une fois produit en impression 3D. Au-delà de la maintenance, l'impression 3D trouve aussi des applications dans la simulation, la formation ou la conception de pièces et d'équipements militaires.