NEWS

Protégez vos abeilles du frelon asiatique grâce a l’impression 3D !

Protégez vos abeilles du frelon asiatique grâce a l’impression 3D!

Depuis son arrivée en France, le frelon asiatique ne cesse de conquérir de nouveaux territoires. Ces hordes ailées massacrent les abeilles déjà malmenées par les parasites et causent de lourdes pertes aux apiculteurs. Des techniques de lutte ont été mises en place,mais sans faire pouvoir stopper l’invasion de cette espèce. Car sachez-le, aucune espèce de guêpe invasive n’a jamais pu être éradiquée. Il faut donc apprendre à pratiquer l’apiculture en présence du frelon asiatique. Et l’apiculteur – qu’il soit amateur ou professionnel – doit mettre en place une stratégie de lutte bien rodée s’il veut poursuivre ses activités apicoles.

Cet article se propose de faire une brève revue de la biologie de cet hyménoptère nuisible et de décrire les techniques que l’on peut adopter dans le cadre d’une stratégie de lutte. Enfin, nous présenterons nos services qui sauront aider les apiculteurs les plus exigeants.

D’où vient le frelon asiatique ?

Le frelon asiatique, alias Vespa velutina pour les scientifiques, est une espèce invasive. C’est-à-dire qu’il n’est pas originaire de nos régions européennes contrairement au frelon local, le Vespa crabo. La zone d’origine du frelon asiatique couvre plusieurs pays tropicaux et subtropicaux d’Asie orientale. Mais bien qu’originaire de régions chaudes, le frelon asiatique s’est remarquablement adapté aux climats tempérés d’Europe de l’ouest.

Ouvrière de frelon asiatique présentant la livrée caractéristique de son espèce

Aussi connu sous le nom de frelon à pattes jaunes, cet hyménoptère a été introduit par inadvertance avec l’importation de marchandises chinoises. Une cargaison de poteries en provenance de la province de Canton en Chine serait mise en cause. Et il est probable que quelques reines de frelon – voire peut-être une seule – soient à la l’origine de l’invasion que nous connaissons. Le premier signalement d’un nid de cet hyménoptère date de 2004 où sa présence a été signalée dans le département du Lot-et-Garonne.

Après plus de 15 ans, sa présence est confirmée dans la plupart des régions de plaine de l’hexagone. Seule la Corse n’est pas encore concernée par ce fléau. Le frelon asiatique a aussi débuté son expansion à d’autres pays européens. Grande-Bretagne, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Suisse, Italie, Espagne et Portugal ont confirmé sa présence.

Un site du Muséum National d’Histoire Naturel http://frelonasiatique.mnhn.fr/, constamment actualisé par des observations de terrain, permet d’obtenir des informations sur sa progression.

Comment se propage Vespa ?

D’après l’Union nationale de l’apiculture de France, l’aire de répartition du frelon asiatique s’étend de 100 kilomètres chaque année. Cette rapidité de propagation est due aux nombreux échanges de marchandises, mais aussi à de remarquables aptitudes de colonisation propres à cet insecte !

Les frelons asiatiques – comme les frelons européens et de nombreuses autres guêpes – vivent en colonie. Mais contrairement aux abeilles, les frelons n’essaiment pas. Ainsi un unique individu sexué – une femelle fertile que l’on nomme reine – peut être à l’origine d’une colonie. Et chaque colonie va produire en fin d’été et durant l’automne plus de 500 jeunes reines ! La multiplication du frelon asiatique est ainsi très rapide. Et l’on comprend mieux les difficultés qu’ont les désinsectiseurs et les apiculteurs à lutter contre leur propagation.

Les jeunes reines – que l’on nomme aussi reines fondatrices – sont les seuls individus de leur espèce à survivre à l’hiver. Toutes les ouvrières ainsi que les mâles qui assurent la fécondation des reines périssent à l’arrivée des premières gelées.

nid frelon
Nid secondaire de frelon asiatique caractérisé par ses entrées latérales

Au retour des beaux jours, chaque reine fondatrice va partir à la recherche d’un endroit propice pour installer son nid. Mais la concurrence est rude entre des femelles qui n’hésitent pas à s’entretuer pour s’approprier un emplacement ou un nid en formation.

L’implantation d’une colonie passe souvent par la construction de deux nids. Un premier nid dit nid primaire va permettre à la reine de pondre et l’élever ses premières ouvrières. Puis le nouvel essaim va quitter ce premier abri pour en construire un plus important situé de préférence en haut d’un arbre ou d’un édifice et généralement à plus de 10 mètres du sol. Mais d’autres endroits peuvent recevoir ce nid secondaire : tas de bois, grenier, arbuste,… Notons que ces nids placés à hauteur d’homme sont particulièrement dangereux pour la sécurité des personnes.

De quoi se nourrit cet hyménoptère ?

Comme la plupart des insectes, les besoins des adultes ailés se cantonnent aux glucides – c’est-à-dire à des sucres qui leur permettent de couvrir leurs besoins énergétiques. Ils collectent des jus sucrés sur les fruits matures et s’alimentent aussi du nectar des fleurs. Mais les adultes reçoivent aussi de leurs larves un suc nutritif lorsqu’ils viennent les nourrir. Ce suc est une véritable monnaie d’échange qui renforce le comportement de chasse des frelons adultes. Car bien entendu, les frelons ne poseraient pas de problème s’ils restaient à butiner sur les arbres et les arbustes.

les adultes ont besoin de substances sucrées pour couvrir leurs besoins énergétiques

Le comportement de chasseur et de charognard des frelons adultes a pour but d’alimenter les nombreuses larves qui sont élevées dans leur nid. Ces larves ont des besoins importants en protéines. Ces substances sont nécessaires à leur croissance et à leur développement. Il en faut une grande quantité pour qu’une larve grandisse et se métamorphose en un adulte ailé. voir notre article: https://tech-alsace.fr/impression-3d-et-apiculture/

Les ouvrières doivent donc chercher ces protéines sur des animaux morts, mais bien souvent elles tuent des insectes qu’elles rapportent au nid. Les abeilles sont une manne providentielle pour une colonie de frelon. En effet, il est relativement facile pour un frelon de capturer une abeille. Et une fois d’une ruche est localisée, celle-ci devient un garde manger toujours à disposition. Les frelons viennent alors en nombre de plus en plus important pour capturer les abeilles.

les larves de frelon asiatique demandent de grandes quantités de protéines pour se développer puis se métamorphoser en des adultes ailés.

La technique de chasse des frelons asiatiques est élaborée. Un frelon peut poursuivre une abeille au voisinage de sa ruche ou parfois sur les fleurs où elles viennent butiner. Mais il adopte aussi un comportement particulier à son espèce, en se plaçant devant une ruche en vol stationnaire. Il attend alors quelques secondes avant de se saisir d’une abeille en plein vol.

Quel impact pour l’apiculture ?

Les frelons ont un double impact sur les ruches. Premièrement, ces chasseurs prélèvent de nombreuses abeilles butineuses. Un frelon peut capturer chaque jour plus de 20 à 30 abeilles. Et une colonie de frelon peut compter plusieurs centaines ou milliers d’individus au plus fort de son développement. La pression de prédation, si elle est forte, peut contribuer à faire chuter le nombre des butineuses.

Deuxièmement, les attaques de frelons causent beaucoup de stress aux abeilles. Celles-ci se regroupent alors sur la planche d’envol et n’osent plus décoller. Les quantités de nectar et de pollen récoltés diminuent énormément et ne permettent plus de couvrir les besoins de la colonie assiégée. Les abeilles malnutries sont affaiblies face aux maladies et parasites et peuvent même mourir de faim… Lorsqu’une ruche est dépeuplée, les frelons entrent à l’intérieur pour se nourrir du couvain et tuer les dernières abeilles. Des ruchers entiers sont ainsi dévastées chaque année par les assauts des frelons asiatiques.

Pour entreprendre une activité apicole en France, qu’elle soit de loisir ou professionnelle, il est maintenant obligatoire de mettre en place une stratégie de lutte et de s’équiper avec des protection et des pièges adaptés.

guepes
l’apiculteur doit posséder de bonnes connaissances pour distinguer le frelon asiatique des autres espèces indigènes qu’il faut préserver comme ce frelon européen. La formation est une solution.

 

Bien connaître le comportement du frelon asiatique est indispensable pour mettre en place une stratégie de lutte efficace et adaptée à la situation de chaque apiculteur. Les cours d’apiculture dispensés par les ruchers écoles abordent généralement cette problématique. Mais vous pouvez aussi vous former à distance à la biologie des abeilles (www.apiculture.idlwt.com), de leurs prédateurs et parasites. Ainsi vous serez parfaitement autonome pour faire vos choix et décider des actions à mettre en oeuvre.

Comment lutter contre Vespa velutina ?

Des recherches sont actuellement menées par une équipe du CNRS basée à Tours. Son but est de synthétiser des phéromones pour tromper les frelons et les capturer plus efficacement. Mais avant de pouvoir compter sur une solution efficace et ciblée, l’apiculteur doit mener un véritable combat de guérilla. Où plutôt faire de la résistance face à un prédateur qui ne semble pouvoir être stoppé dans sa progression.

Capturer les jeunes reines

Une seule reine peut théoriquement donner naissance à des milliers de frelons destructeurs. Ainsi neutraliser le maximum de reines en début de saison est essentiel pour maintenir les populations au plus bas pour le reste de l’année. Il peut donc mettre en place des pièges pour que les jeunes reines à la recherche de nourriture viennent s’y prendre. Ces pièges contiennent des substances sucrées et retiennent les insectes qui s’y noient. Mais les biologistes préviennent que ces pièges souvent peu sélectifs peuvent capturer des espèces locales parfois rares.

Lutter contre les colonies environnantes

Si vous remarquez la présence d’un frelon vous pouvez être certain qu’un nid se trouve dans les environs. Généralement le rayon d’action des ouvrières de frelons asiatiques est de 1000 mètres jusqu’à 2 kilomètres.

Si plusieurs frelons sont présents sur votre rucher et qu’ils se chassent mutuellement, cela signifie qu’au moins deux colonies sont situées dans les environs. Et c’est bien souvent le cas.

A partir du mois de juin, la stratégie de lutte va consister à capturer le maximum de frelons asiatiques qui rodent autour de vos ruches. Et s’il est possible de localiser des nids on pourra faire intervenir un professionnel pour assurer leur destruction.

Des nasses à frelon

Comme les pièges à reines, les nasses attirent les ouvrières au moyen d’appâts sucrés ou protéinés. Les ouvrières entrent dans la nasse par un conduit en forme d’entonnoir et restent bloquées à l’intérieur. Des autres insectes peuvent s’en échapper par les mailles suffisamment larges. Mais les frelons asiatiques – trop gros pour passer au travers des grilles – restent prisonniers à l’intérieur.

Les ouvrières captives vont mourir après quelques jours de claustration, mais il est possible de tuer tous les occupants en plaçant la nasse dans un congélateur pendant plusieurs heures. Les nasses en plastique sont particulièrement solides et réutilisables d’une année sur l’autre. Mais il faut être prudent durant leur manipulation, car le risque de piqûre n’est pas exclu.

Muselière et portière anti-frelons

Les abeilles stressent lorsque le nombre des frelons est trop important autour de leur ruche. Comme nous l’avons indiqué, une fois apeurées elles sont de moins en moins nombreuses à sortir butiner, et par conséquent la colonie souffre rapidement de privation. L’apiculteur doit surveiller les réserves stockées sur les cadres et ne pas hésiter à pratiquer des apports en sirop si la pression exercées par les frelons est trop importante. On estime que lorsqu’il y a en permanence plus d’un frelon asiatique posté devant chaque ruche, la colonie se trouve en danger.

Mais d’autres mesures doivent être prises pour protéger les abeilles qui s’approchent de la planche d’envol. Une muselière – placées au devant de l’entrée de la ruche – va empêcher les frelons de s’approcher à proximité de la planche d’envol. Les ouvrières moins stressées pourront poursuivre leurs vols.

On pourra aussi éviter l’intrusion des frelons dans une ruche en plaçant une portière anti-frelons à son entrée. Ce dispositif laisse des espaces suffisants afin que les abeilles entrent et sortent de la ruche. Mais il s’oppose à l’intrusion des insectes de plus grosse taille, comme les frelons asiatiques. Il est aussi efficace pour garder à l’écart des voleurs de miel comme les rongeurs, les cétoines ou le sphinx tête de mort.

Les muselière et les portes anti-frelons peuvent être réalisées par impression 3d. Voir ci-après pour plus d’information.

Nous pouvons réaliser des grilles de protection pour vos ruches empêchant les frelons d’y accéder.

L’empoisonnement des colonies

Des techniques d’empoisonnement sont développées par des apiculteurs israéliens. Elles consistent à capturer – au voisinage des ruches – plusieurs frelons et à les couvrir d’une substance insecticide. Les ouvrières de retour au nid seront nettoyées par leurs congénères et la substance toxique va alors se répandre dans toute la colonie. Un produit dispose d’une AMM et est commercialisé en France.

Malheureusement, cette technique ne donne pas toujours de bons résultats, notamment sur des nids très peuplés. Car la quantité de substance toxique rapportée par les ouvrières est insuffisante pour intoxiquer tous les insectes de la colonie.

Cette technique est aussi risquée pour le manipulateur. La capture et l’application de l’insecticide sur le frelon expose à des piqûres. Une piqûre de frelon provoque une très vive douleur. Rappelons que chez les personnes sensibles une réaction allergique peut conduire à un malaise et dans le pire des cas à la mort.

Destruction des nids

La destruction des nids est une solution difficile à mettre en oeuvre. En effet, les nids sont souvent difficiles à repérer. D’autant plus qu’ils peuvent être éloignés du rucher et dispersés dans le voisinage. Enfin le feuillage des arbres les rendant indétectables on peut facilement “passer à côté” même en les recherchant activement.

Un nid à la fin de l’été peut contenir des milliers d’individus. Seuls des professionnels peuvent intervenir en sécurité sur des colonies de frelons.

Bien souvent, c’est la présence de nombreux frelons dans une même zone qui donne l’alerte. Si vous remarquez un va-et-vient de frelons asiatiques en direction d’un même endroit, il y a de forte chance qu’un nid s’y trouve. Mais attention ! N’allez jamais inspecter les lieux par vous même.

Si les frelons sont généralement placides aux voisinages des ruches, il en va tout autrement à proximité de leur nid. Les ouvrières n’hésitent pas à attaquer tout intru qui s’aventure à moins de 5 mètres de leur colonie. L’attaque est réellement dangereuse, car la victime peut recevoir des dizaines ou des centaines de piqûres. Notons que les protections intégrales d’apiculteur ne protègent pas contre les dards des frelons asiatiques.

La seule solution pour éliminer un nid, même de petite taille, est de faire appel à un professionnel pour assurer sa destruction. N’essayez pas de vous en charger par vous-même.

Nous pouvons vous aider à lutter contre le frelon asiatique

Si vous êtes utilisateur de ruches hors normes, ruches kenyanes, ruches alsaciennes et tout autres modèles  commercialisés, nous pouvons réaliser pour vous et sur mesures divers équipements pour sécuriser vos ruches ou pour capturer les frelons asiatiques. L’impression 3D au service des apiculteurs.

Contactez  nous pour un devis

2 septembre 2020
TECH-ALSACE
image